Il y a quelques années, l’esthétique était un métier considéré comme étant simple et ne nécessitant pas de grandes connaissances ; aujourd’hui, il englobe une palette de compétences de plus en plus étendues et complexes. L’esthéticienne doit être capable de maîtriser plusieurs techniques : elle doit avoir une parfaite connaissance de la peau et de ses fonctions évidemment, mais elle doit aussi maîtriser les nouvelles technologies proposées aujourd’hui dans les centres de soins à la pointe de la profession.  

 

Cela suppose qu’il faut avoir des connaissances d’anatomie, de physiologie, de bonnes notions de chimie, de cosmétologie et d’électricité afin de comprendre et d’expliquer aux clientes l’utilité, le choix et les effets des soins appliqués. La recherche en cosmétique nous permet d’avoir des produits de plus en plus efficaces, qui agissent en profondeur, cela associé à des appareils performants et pointus qui exigent une maîtrise parfaite de leur application pour la sécurité de la clientèle. Les compétences exigées sont différentes, elles ont évolué avec la technologie ; il faut repositionner la profession car elle nécessite une formation solide. 

 

Pour Marisa Treccani, fondatrice et directrice de l’école Esthélite à Genève, « il est évident qu’avec une telle évolution du métier d’esthéticienne, la formation se doit non seulement d’évoluer vers plus de connaissances, mais elle doit anticiper sur le contenu des programmes pour offrir aux futures professionnelles un bagage solide et une réelle employabilité ».

 

La garantie de trouver du travail 

D’une formation poussée et évolutive apporte non seulement la garantie de pouvoir satisfaire la clientèle mais aussi de s’ouvrir les portes de nouveaux lieux de travail. Les instituts de beauté haut de gamme en font partie car ils utilisent des technologies de pointe, mais il y a aussi la possibilité de travailler dans les cabinets de médecine esthétique ou de dermatologie.

 

C’est une nouvelle démarche explique Marisa Treccani, « il s’agit de se projeter dans une nouvelle profession, car ce métier a dépassé de très loin la limite des soins destinés à la simple apparence. Il est important d’être capable de répondre à une clientèle de plus en plus avertie et exigeante. Chaque parcours professionnel commence et s’arrête selon les projections et limites que l’on décide de se mettre, ce qui signifie que cette profession offre de larges possibilités d’épanouissement à ceux et celles qui souhaitent être performants. La formation continue est un atout majeur et indispensable pour se démarquer dans l’univers de l’esthétique ».